La méthode sous stéroïdes 🦍 pour contrôler la qualité des maquettes BIM. Rapidement. Simplement. Pour tous.

Written by Marion Desvignes
Visualisation des données | Non classifié(e)
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mai 31, 2022

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La méthode sous stréroïdes pour contrôler la qualité de vos maquettes BIM.

Rapidement. 🌠 Simplement. 👌 Pour tous. 👷‍♀️👷‍♂️

Le processus BIM est un processus collaboratif permettant de modéliser un ensemble de données sur des projets de construction.

Les entreprises du secteur de la construction utilisent le processus BIM pour faciliter la mise en œuvre d’une multitude d’usages. Pour vous donner un exemple, le contrôle de surfaces se fait depuis des décennies. Mais, ce qui était fait manuellement et prenait du temps s’automatise aujourd’hui grâce au BIM.

La maquette numérique est la base de données commune et centrale sur laquelle sont modélisées les données, une multitude d’acteurs prennent part à sa création et son enrichissement.

Toutefois, la modélisation collaborative de la maquette n’est pas une fin en soi. La finalité est l’exploitation des données avec la mise en place d’usages précis et pertinents. Sans ces usages, le BIM ne peut tenir toutes ses promesses.

L’incroyable potentiel de la maquette et du BIM se trouve dans ces usages.

Afin que la maquette soit utilisée à son plein potentiel, il faut s’assurer de la bonne modélisation et que les règles d’usage des données soient respectées. Autrement dit, s’assurer de la qualité de la maquette BIM.

Si la modélisation ne respecte pas les règles, tous les usages qui en découlent, et donc les bénéfices, seront faussés.

Contrôler la qualité de la maquette BIM à chaque version est donc la première étape pour pouvoir profiter des bénéfices du BIM.

Vos données sont une source d’informations merveilleuses, faisons les parler.

Pourquoi est-il impératif de vérifier la conformité et qualité de vos maquettes BIM ?

Vérifier la qualité de vos maquettes est indispensable pour s’assurer qu’elles soient exploitables. 🚧 On ne contrôle pas une maquette simplement pour la contrôler. Le but est de vérifier sa conformité avec la charte BIM pour pouvoir mettre en place les usages visés.

Et, pour que ces usages puissent être mis en place, la base de données doit être parfaite.

Pour être parfaite, elle doit répondre à toutes les règles communes définies au préalable sur l’ensemble du projet. Ces règles sont communes à tous les contributeurs BIM qui participent à l’enrichissement des données.

Le contrôle de maquette est donc l’étape indispensable avant de mettre en place ces usages.

Dans une maquette, il y deux types de données à modéliser et à vérifier.

Les données alphanumériques qui sont facilement contrôlables, la codification par exemple.

Et, il y a des données graphiques qui, elles, sont plus complexes à contrôler informatiquement, le processus est davantage manuel pour ce type de données.

Quels éléments contrôler ?

Une fois la maquette modélisée, il y a différents points de contrôle à vérifier. Les trois principaux éléments qu’on peut contrôler de façon automatisée sont la codification, la présence et le remplissage des paramètres.

La codification :

S’il n’y a pas de codification des données et donc pas de règle précise à respecter alors il est impossible d’automatiser le processus de contrôle. Par exemple PORTES et PORTE seront acceptées mais il est alors impossible d’avoir automatiquement le nombre total de portes dans le bâtiment. 🚪

S’il y a une codification, il faut contrôler tous les objets qui entrent dans la liste des valeurs autorisées, la donnée est alors bien structurée mais n’est pas valide : si une porte est par exemple nommée MUR ou FENETRE dans la maquette alors la codification est bonne mais pas sur le bon objet, ce qui n’est détectable que de façon manuelle.

Lors de la modélisation de la maquette il est essentiel de codifier correctement les éléments. Si éléments et données sont bien codifiés, on pourra alors ensuite automatiser des usages précis et efficients.

Concernant les règles géométriques, 📐 s’il y a une codification mise en place on pourra détecter les conflits, appelés clashs, puis les trier manuellement. La liste des conflits sort automatiquement en fonction des règles prédéfinies, il faudra la vérifier à la main pour définir si ce sont vraiment des clashs ou non.

Par exemple, s’il y a un élément devant une porte, cela apparaîtra dans la liste des clashs mais ça peut ne pas en être un mais être un aménagement spécifique et prévu dans le projet.

Pour résumer, si la codification est définie en amont avec des règles précises et qu’elles sont parfaitement respectées lors de la modélisation, alors la mise en place d’usages peut s’automatiser. S’il n’y a pas de règles précises ou qu’elles ne sont pas respectées, des actions manuelles seront nécessaires.

La présence des paramètres :

Dans une maquette BIM, un paramètre est une information, une case à créer puis à remplir.

Certaines telles que la localisation ou les matériaux sont déjà créés par les logiciels de modélisation, d’autres peuvent être créés en fonction du niveau de précision de la charte BIM.

La première étape est donc de vérifier que les paramètres demandés dans la charte BIM soient bien présents dans la maquette. Le taux de présence doit être égal à 100% et il conviendra de faire des mises à jour de la maquette pour atteindre ce taux et ainsi gagner en qualité. Dans cet exemple, le taux de présence des paramètres n’est qu’à 17,19% ce qui est très insuffisant.

Le remplissage des paramètres :

Une fois le taux de présence des paramètres contrôlé, il faut vérifier que ces paramètres soient bien remplis.

Dans cet exemple, 77,13% des 17,19% des paramètres présents sont remplis.

Lien vers le tableau de bord créé par SeveUp.

La classification :

La vérification de la classification est plus difficilement automatisable.

Les classes IFC sont normées, ce sont des catégories définies par buildingSmart International

La classe IfcDoor s’applique à toutes les portes.

Ca peut donc aussi bien être une porte palière qu’une porte de distribution à l’intérieur d’un appartement. Et, dans les attributs de l’objet il faut donner une codification plus précise si l’on veut distinguer les deux éléments.

La classification nécessite que les noms des objets soient clairs et compréhensibles.

Par exemple, un objet ne peut être nommé X ou Y, mais des wc pourraient être nommés WC, SANITAIRE ou TOILETTE.

Ces trois dénominations sont donc compréhensibles par tous et il n’y a pas besoin d’aller dans la maquette 3D pour identifier l’objet. Elles pourraient être toutes les trois acceptées mais s’il n’y a pas un nom unique par objet, les usages ne peuvent être automatisés par la suite.

C’est pourquoi la classification des objets est difficilement contrôlable de façon automatique.

Comment vérifier les maquettes quand on est non-spécialiste BIM ?

Dans un projet de construction en processus BIM, toutes les personnes prenant part à la production de la maquette ont pour tâche de s’assurer de la qualité de celle-ci et de sa bonne modélisation pour permettre au maître d’ouvrage et mainteneur de l’exploiter ensuite.

Le contrôle qualité des maquettes BIM peut se faire de différentes manières, manuellement, ou en automatisant le processus, cela dépend des règles BIM définies.

La version manuelle. 🤙

On contrôle chaque objet pour s’assurer qu’il est codifié de la bonne façon. Pour les clashs, on fait des coupes pour analyser chaque élément.

S’il n’y a pas de codification des données, alors il n’y a pas de règle précise. Sanitaire, Toilette ou WC peut être accepté ce qui nécessitera un contrôle manuel.

La version technique. 👨‍💻

Cette façon de contrôler la qualité d’une maquette BIM nécessite quelques connaissances pour paramétrer l’outil de checking.

Il faut décrire les règles BIM puis vérifier avec les données présentes dans la maquette.

Le résultat est une liste des objets à contrôler avec un viewer 3D pour identifier chaque objet.

La version Analytics. 🧘‍♀️

Une autre façon de contrôler consiste à utiliser l’Analytics pour s’assurer de la qualité de la maquette via un tableau de bord BI ((Business Intelligence).

Le processus de contrôle est similaire au processus de la façon plus technique décrite précédemment. Le résultat est en revanche très différent.

L’Analytics permet d’obtenir un tableau de bord pouvant être partagé à l’ensemble des acteurs concernés.

Il rend accessibles les informations sur l’état de la maquette et est un gain de temps considérable car le processus est complètement automatisé.

Un unique tableau de bord peut rendre compte de l’état de qualité de la maquette BIM en se basant sur différents éléments personnalisables. Les principaux étant ceux cités plus haut :

  • la classification,
  • la codification,
  • la présence des paramètres,
  • et le remplissage des paramètres.

Nous avons fait de cette méthode notre spécialité chez SeveUp.

SeveUp App fournit les outils pour créer des tableaux de bord prêts à l’emploi vous permettant en un coup d’œil de savoir si votre maquette est de qualité et répond aux exigences de la charte BIM. 📊

Voici l’exemple d’un tableau de bord créé et personnalisé pour le compte EDF. On peut donc savoir en un instant que 90% des paramètres présents dans la maquette sont remplis.

Cas client EDF 2022.

La conformité des maquettes BIM est une affaire de tous.

L’ensemble des modeleurs BIM – personnes prenant part à la modélisation – doivent s’assurer que la maquette est conforme pour que tous puissent profiter du potentiel qu’elle apporte au projet de construction.

Avec un tableau de bord tel que celui ci dessous, les Assistants Maîtrise d’ouvrage (AMO BIM), BIM managers et autres, sont eux aussi capables de contrôler la qualité d’une maquette en quelques instants, et ce, sans avoir à télécharger de logiciel.

Avec comme informations le taux de présence et de remplissage des paramètres ainsi que leur évolution avec les nouvelles versions de la maquette. 📈

Lien vers ce tableau de bord SeveUp.

La conformité des maquettes bénéficie à tous, les constructeurs, maîtrises d’ouvrage, bureaux d’étude, bureaux de contrôle, consultants en BIM management, comme nôtre partenaire IM-PACT, et les exploitants du bâtiment.

Mais aussi à ceux qui ne travaillent jamais en BIM mais bénéficient tout de même des données BIM, je pense notamment aux personnes en charge des contrats de maintenance, aux services IT, aux électriciens, aux installateurs etc.

SeveUp crée des tableaux de bord spécifiques à ces besoins métiers, si vous souhaitez échanger sur vos besoins actuels, n’hésitez pas à prendre rendez vous avec nous ici.

Que faire après le contrôle qualité des maquettes BIM ?

Contrôler la qualité des maquettes BIM permet d’avoir une base de données saine pour pouvoir mettre en place des usages pertinents et correspondants à vos besoins réels.

Voici les principaux usages demandés par nos clients :

  • Le contrôle de programme.
  • Les indicateurs clés suivis – KPI.
  • Le versioning et évolution des données dans le temps.
  • La détection des clashs.

Autres usages BIM sur lesquels nous travaillons :

  • Le contrôle des exigences BIM,
  • L’analyse des quantités,
  • Monitoring GED (Gestion Electronique des Documents)
  • Internet des Objets
  • Intégration des données GTB (Gestion Technique du Bâtiment)

Vous êtes convaincus que le contrôle de maquettes BIM peut être automatisé et vous permet de valoriser vos données BIM ?

Vous souhaitez mettre en place des usages permettant une maîtrise des coûts, des délais et des risques sur vos opérations ?

Vous souhaitez en savoir plus sur les tableaux de bord créés à partir de SeveUp App ? 👉 Discutons en ensemble.

 

Merci à Maxime Sagnier, BIM manager et Directeur des Opérations chez IM-PACT pour ses conseils et son expérience qui m’ont aidé à rédiger cet article.

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